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9 avril 2002. Alors que se termine la
saison 2001-2002, et que le bilan que nous oserons anticiper de quelques
journées nous laisse à penser que le printemps sera beau pour l'UESM, nous
n'allons pas manquer d'analyser la situation et de chercher l'origine de ces réussites.
Les acteurs sont nombreux et tous à leur niveau apportent leur pierre à
l'édifice. De
l'opiniâtreté de l'infatigable Fabrice Tessier, à celle plus discrète d'Alain
Bonhivers, le patron de la 2, de la passion débordante de Joël Caillaud, le partenaire de
l'équipe 1, à la gestion rigoureuse d'un bureau expérimenté, du retour calculé d'un extraordinaire Jérôme Billac à l'arrivée
inattendue du fougueux Foued Alem (26 buts à eux deux), en passant aussi par
la reconnaissance du travail de
tous, jour après jour, joueurs, éducateurs, dirigeants, naît et grossit une
spirale qui entraîne le club tout entier vers le succès. Il y a des phases
comme celles-ci où on pense que quand les choses vont bien, elle vont de
mieux en mieux. Pourtant, il n'y a pas de
hasard dans tout ça. Au coeur de cette vague qui porte actuellement l'UESM,
il y a un président qui lutte bec et ongles pour porter l'image de son club
et qui a à coeur de bâtir avec les autres de vrais projets.
L'arrivée de Jean Pierre Bernard à l'UESM est le fruit d'un de ces projets. En
"signant" un contrat moral de trois ans avec lui,
juste avant le mondial 98, Jean Marie Boisset veut avant tout structurer son
école de foot. Nous savons bien à Montmorillon qu'une partie de notre force
est apportée par les jeunes formés chez nous. Car c'est par eux que vient l'élan
initial. Mais c'est aussi grâce à eux, porteurs de l'identité du club depuis
leur plus jeunes années, que l'ambiance perdure. Cette ambiance qui fait de
l'UESM un club différent (c'est eux qui le disent !). Jean Pierre Bernard, en supervisant toutes les
catégories de jeunes, peut assurer une continuité dans l'action. Sans trop bousculer les habitudes, se fondant dans la culture du club, le conseiller
technique apporte son concours plus qu'il n'impose sa façon de voir.
Pourtant, l'homme a du tempérament ! Il faudra quelquefois se remettre en cause et tout ne passera pas sans
grincement de dents. Mais, c'est le lot des relations humaines que d'être parfois
complexes. Progressivement, Jean Pierre Bernard apporte son soutien
technique aux équipes seniors. Lors de la saison 2000-2001, il participe à
la grande aventure de la Coupe de France. Multipliant les déplacements pour
étudier le jeu des adversaires, (jusqu'en Pays Basque pour Saint Jean de Luz),
il revient avec des indications précieuses pour Fabrice Tessier. Ils
apprennent, l'un et l'autre, à devenir complémentaires. Complémentarité qui
sera de plus en plus réelle. L'un, Fabrice, voit le match de l'intérieur,
l'autre, JP, de l'extérieur, cherchant souvent un point de vue plus élevé
qui lui donnera une meilleure vision des forces et des faiblesses de
l'adversaire.
Fin de la saison 2000-2001. Après trois années de travail, les
progrès constatés sont tangibles. L'équipe 3 et l'équipe 4 sont champions.
Les 32èmes de finale de la Coupe de France ont marqué la décennie de leur
empreinte. C'est tout naturellement que le président demandera à JP de
rester une année supplémentaire en qualité de manager général du club.
Encore du travail pour ce serviteur du foot qui partage son temps (de
loisir, bien sûr) entre
ses activités au sein du District de la Vienne où il
est responsable de la Commission Technique et celles au sein de l'UESM où on
le voit presque tous les jours. Il n'y a, en effet, pas beaucoup de
rencontres, qu'elles concernent les débutants ou les seniors, où on ne le
croise pas. Il officie en interne mais s'expose peu. Même s'il prend plaisir
à poser avec les joueurs sur les photos, il est de ceux qui travaillent dans
l'ombre, inlassablement, et qui tirent de ce labeur un plaisir toujours
contenu. Vous ne le verrez que rarement s'enthousiasmer sur la touche. Ou
alors juste quelques minutes après la victoire dans les vestiaires comme en
témoigne cette photo. Il vit
ça à sa façon, ne parle que de progrès, de potentiel, d'apprentissage et...
des prochaines échéances. Son dada, c'est la technique.
Demain, les deux premières équipes de l'UESM évolueront au meilleur
niveau régional pour l'une et au meilleur niveau départemental pour la
seconde. Ces deux accessions, si elles se confirment, ne seront pas une fin
en elles mêmes, juste une étape dans le renouveau du club. Cette étape là a été gagnée par toute une
"équipe" d'hommes et de femmes qui partagent la même ambition. Nul doute que le
travail accompli par Jean Pierre Bernard aura compté pour sa part dans cette
renaissance. Il reste aujourd'hui d'autres étapes à courir. Tous ceux qui
veulent vivre cette aventure jusqu'au bout, tous ceux qui veulent donner
autant que recevoir, et ceux qui veulent partager, auront toujours leur
place au sein de notre association, pourvu qu'ils y viennent pour faire
aboutir des projets.
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