Quand Titine a dit "oui" à Boulou le 29 septembre 1945, la
France se remettait lentement de quelques années difficiles.
L'heure était à la reconstruction. Fallait donc pas perdre de
temps pour faire les bébés du baby-boom, ce à quoi Titine va
s'occuper rapidement. En cette période, du côté de l'UESM, il y
a du vague à l'âme et quelques soucis. Des flottements dans la
gestion du bureau d'alors et des déficiences certaines au niveau
de l'encadrement des équipes seniors entretiennent un climat des
plus délicats. Le bilan sportif s'en ressent et les forfait
s'accumulent. Bref, c'est la crise. Deux jours avant le mariage
de Titine et Boulou un compte-rendu de bureau fait même état de
la démission du "délégué à la propagande" (une sorte de
webmaster). A cette époque, la carte de membre toutes catégories
coûte 20 francs, sauf les cadets : 10 francs.
Soixante ans plus tard, toujours unis pour le meilleur malgré
quelques centaines de séparations temporaires répétées à cause
de matchs de foot que Titine n'aurait raté pour rien au monde
(et un petit vin chaud revigorant à la pause !) alors que Boulou
de son côté en profitait pour taquiner le goujon ou se faire une
petite partie de pétanque avec les copains (à l'heure de l'apéro
de préférence!), nos deux jeunes mariés, toujours aussi
fringants, ont fait une entrée triomphale à Plaisance en calèche
avant de se retrouver en famille. Comment aurions nous pu
occulter un tel événement ?