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 Samedi 28 mai 2005 - 19h52 - Stade Jean Ranger

   C'est l'adieu aux armes. Fab est venu saluer le kop, remercier une dernière fois ce public fidèle qui l'a si souvent soutenu depuis tant et tant d'années. L'émotion que l'on peut lire dans le regard des joueurs présents sur cette photo est partagée par tous ceux qui sont présents dans l'enceinte du stade. Et quels que que soient les sentiments que l'on porte à cet homme, qu'on aime ou qu'on aime pas sa manière de faire, sa manière de dire et sa manière d'être. Quel que soit l'avis que l'on porte sur sa tactique, sa technique et sur sa façon bien à lui de mener les hommes. Puisqu'un individu comme lui ne peut de toute façon pas laisser indifférent. Qu'on l'admire ou qu'on le déteste, il n'y a personne qui pourra dire, honnêtement sans passer pour un hypocrite ou un farfelu, que ce monsieur n'a pas marqué à tout jamais l'histoire de l'UESM. En trente ans d'une fidélité sans faille, il aura réussi ce que bien peu d'individus réussiraient dans les mêmes conditions. Bien sûr, il aura profité de plein de circonstances. Il aura construit son histoire avec d'autres hommes, tout aussi méritants, qui ont croisé son chemin et qui ont eu en lui une confiance sans cesse renouvelée. On battit rarement seul dans un club de football et les plus belles réalisations sont toujours le fruit du travail d'équipes soudées et ambitieuses. Mais Fab a su contre vents et marées mener son bateau jusqu'à destination. Tous ceux qui sont montés à bord au cours de la grande traversée des trois dernières décennies en seront marqués pour longtemps. Du petit mousse à l'amiral, ils y auront rencontré un homme hors normes. Un de ceux qui aurait fait avancer un paquebot à la rame s'il avait fallu le faire. Jusqu'à l'épuisement. Les plus raisonnables y ont vu un fou passionné, exigeant et obstiné. Nous, que l'UESM réunit dans un esprit un peu à part, nous y avons souvent vu un héros des temps modernes, comme ceux que l'on admirait, enfant, dans les films d'aventure. Pas toujours exemplaire, avec ses faiblesses et ses défauts, mais toujours avec ces petits quelques choses qui forcent le respect et qui s'appellent l'exemple et le courage et qui font que, malgré les tuiles de la vie, on ne baisse jamais les bras. Au grand jamais. C'est aux bras levés vers le ciel qu'on reconnaît les vainqueurs ! 

   Fab, si j'avais une seule photo à te dédier, je choisirais celle-là. De toutes celles que j'ai faites depuis cinq ans à tes côtés je crois bien que c'est la plus réussie.

Dernière mise à jour : 29-05-2005 22:51


   
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