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Samedi 14
août 2004 - 20h24 - Stade Jean Ranger |
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Exercice à l'intention de nos lecteurs : on oublie le
ballon ! Parce que lorsque l'on met le ballon sur la photo, on ne
regarde que lui. Si par contre on fait abstraction de cette boule
qui constitue l'essence même du football... alors on peut prendre le
temps d'observer attentivement des détails ô combien parlants. Tenez
par exemple, ces visages. On en dénombre sept qui laissent
transparaître l'intensité de l'instant. Sur ce corner, en quelques
dixièmes de seconde, chacun vise à prendre la meilleure place dans
un espace très restreint au détriment de l'adversaire. Sans faire de
faute, dont l'arbitre sera seul juge, il faut s'imposer après avoir
deviné au mieux la trajectoire inattendue du ballon pour tenter d'en
dévier le cours. Chaque coup de pied arrêté est potentiellement une
occasion de but car il permet de porter le ballon, sans que
l'adversaire ne puisse s'y opposer, à quelques mètres du cadre tant
convoité par les uns et tant protégé par les autres. Là, dans un
espace de temps très réduit, les dix acteurs de cette photo (en
réalité ils sont au moins 13 dans cette toute petite surface de but
délimitée par la ligne des 5,5 mètres), vont subir une tension, un
stress qui provoque une libération d'adrénaline. Cette molécule
déclenche une mobilisation et une libération du
glycogène dans le sang qui va leur permettre de sauter plus haut si
par hasard le ballon venait à passer à portée.
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