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Dimanche 4 mai
2003 - 17 h 03 - Stade André Barcq à Laleu |
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Ô qu'il a fait du bien
aux visiteurs Montmorillonnais ce but assassin de David Frétille que
le n° 4 lui offre "presque" sur cette dernière relance magistrale de
Cédric Courcier. Qu'il les a regonflé, ceux qui, cantonnés dans cette
tribune, furent insultés tout au long de la rencontre par des "ultras"
du cru, au point qu'un match nul concédé ici leur aurait paru la pire
des défaites. Mais là, ce but de David à la 95ème minute, survenant
comme la pire des punitions pour Laleu dont le jeu violent fut la
cause évidente de ce temps additionnel trop long, déclenche la joie
des supporters Macarons. Hélas, ne nous y trompons pas, si la joie des
uns et le dépit des autres sont somme toute assez classiques lors
d'une victoire obtenue à l'arrachée, les raisons de ce plaisir puisent
leurs racines dans la gloire d'avoir provoqué la défaite de l'autre
plus que dans celle d'avoir gagné soi-même. Habituellement, l'objectif
d'une équipe qui joue au football est de gagner. Ici, la
satisfaction ultime, c'est d'avoir vu les autres perdre. Il est des
matchs - et ceux qui les font - qui, en exacerbant à l'outrance
l'esprit partisan des deux camps transforme un terrain de foot en un
ring. Des matchs, négation du sport, qui vous laissent longtemps une
impression de malaise. Ce fut le cas au match aller... et ce fut le
cas aussi au match retour. Dommage ! |
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