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Samedi 1er mars 2003 -
21 h 41 - Stade Jean Ranger |
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Quatre semaines sans réussite... Quatre
semaines de doute et de galère... Juste un mois sans rien, un mois
vide, un mois de néant presque absolu... Parce que Jérôme Billac est
un buteur. Un vrai buteur. De ceux qui marquent ou qui meurent à petit
feu... De ceux qui se fanent au fil des matchs sans but et qui
finissent anéantis intérieurement, quittant la pelouse comme des
fantômes transparents. La réussite collective peut bien leur apporter
le réconfort passager d'une victoire acquise sans eux, cela ne suffira
pas à les reconstruire. Alors, ils remettent ça le samedi suivant avec
l'espoir d'un retour de la réussite ou même d'un peu de chance. Juste
un tout petit peu de chance. C'est pour samedi, c'est sûr. Et pourvu
que la première occasion soit la bonne. Après, il sera trop tard. Le
doute s'installera et je ne serais plus rien. Et qu'importe la manière
pourvu qu'il passe la ligne et qu'il parte de mon pied ou de ma tête,
de moi. Il faut que ce soit moi qui marque ce but là, parce que c'est
mon devoir. Et je ne revivrai qu'après ce premier but. A 20h40, samedi
soir Billac a marqué du pied un but libérateur qui a fait voler en
éclat l'étau qui l'étouffait toujours un peu plus. A 21h41, il a remis
ça. De la tête, une pure merveille, presque pour le fun... A cet
instant, Jéjé est redevenu le symbole d'une équipe Montmorillonnaise
qui gagne.
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