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Samedi 8
février 2003 - 20 h 03 - Stade Jean Ranger |
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C'était là, juste en face que Paul avait
coutume de s'installer, debout, derrière la main courante pour
regarder le match du samedi soir. Avait t'il choisi cet endroit pour
être au plus près de la buvette et être plus vite à pied d'oeuvre pour
servir ses "clients" lorsque l'arbitre renvoyait les joueurs au
vestiaire ? Ou pour être plus vite dans le match lorsque quelques uns
s'attardaient accoudés au comptoir alors que le jeu avait repris...
Paul, comme tous les membres du club des supporters l'ont, avait cette
passion dévorante pour l'UESM et cette envie de la servir avec
dévotion autant qu'il le fallait. Mais qu'il ait la main posée sur la
clôture blanche qui borde la pelouse ou qu'il soulève son gobelet de
vin chaud pour trinquer à notre amitié, échappant un instant au regard
de Gigi, comme il pouvait le faire parfois, avant, il symbolisait la
joie de vivre et le bonheur. C'est pour ça qu'il était là et c'est
comme ça que nous l'aimions. Recueillis, le coeur serré, les yeux
tournés vers le sol ou vers les cieux, à la recherche d'une seule
bonne raison qu'ils ne trouveront pas pour expliquer ce départ trop
cruel, les joueurs et les dirigeants de l'équipe 1 rendent un dernier
hommage à leur ami Paulo. Ainsi va la vie... et le spectacle va
continuer... il n'aurait pas aimé que ça s'arrête. Mais je vous jure
que ce soir là, une atmosphère bizarre écrasait le stade de la route
d'Haims. |
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