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 Samedi 8 avril 2006 - Les quatre saisons…

     L’automne est parti
     L’hiver s’en va
     Le printemps est là


Passés, l’automne et ses frimas humides
Passés, l’hiver et ses souffles glacés.
Depuis quelques jours, la nature s’éveille,
Les arbres se couvrent de leurs verts manteaux
Et de leurs pépites fleuries,
Les oiseaux s’époumonent doucement,
Le coucou se fait entendre discrètement
Oh, bien sûr,
Avril n’incite pas à se découvrir d’un fil,
Mais…

     J’ai retrouvé Titine
     Titine, oh ma Titine
     J’ai retrouvé Titine
     Que je ne trouvais pas.

     J’aimerais que vous la voyiez
     Titine, elle est en or
     Bien plus que Valentine
     Bien plus qu’Eléonore

Elle est revenue, elle est bien là,
Sur son banc réservé, sous son toit d’en bas.
En hommage, ses « p’tiots », aussitôt l’avoir vu,
Lui ont offert un festival de beaux gestes et de buts,
Semblant, tout l’hiver, l’avoir attendu.
Cinq buts d’un coup, d’un seul, pour leur amour,
Pour elle toute seule, pour son retour.

Radieuse elle était arrivée, ravie elle est repartie,
Ne ressentant plus, sérieusement ragaillardie,
Le poids de ses quatre vingt sept printemps
Et de son acier tout récent
Oh certes, avant cela, ils l’on fait grimacer, leur mascotte adorée.
Le cappuccino poitevin ne devait pas être trop corsé
Et l’addition a failli être beaucoup trop salée
Avant que le Berger ne rameute ses ovins
Après le petit quart d’heure poitevin !
Mais par la suite, pour les cépistes pas très sereins
Il n’y eut plus aucun miracle
Et le bon peuple pu savourer le spectacle
Et du coup, retrouver son cénacle.

     L’aventure commence à l’aurore
     Et l’aurore nous guide en chemin
     L’aventure, c’est le trésor
     Que l’on découvre en chaque matin


Les jeunes agneaux montmorillonnais,
Benjamins de la classe macaron
Avaient auparavant bien donné le ton
Par un festival de buts et d’actions
Propre à faire saliver plus d’un vieux macaron,
Poussant la coquetterie
En toute modestie
A rester invaincus sur leurs terres chéries.
Du bon grain, assurément
Et de beaux lendemains, certainement !


     Pour qu’éclatent de joie
     Chaque heure et chaque jour
     Quand on n’a que l’amour
     Pour vivre nos promesses
     Sans nulle autre richesse
     Que d’y croire toujours


Y croire, encore et toujours,
Et ne baisser les bras qu’au dernier jour
Après s’être délaissé de leurs derniers atours.
Telle est la seule richesse
Comme autant de faiblesse
Et de simple justesse
De la bande à Fred et Impa
Afin de laisser éclater leur joie, là bas,
En bout de mai, fatigués et las
Mais heureux du devoir accompli.
La défaite, une défaite, tristesse infinie,
Qui laisse amer et aigri
Ne doit pas les décourager
Mais plutôt les révolter
Afin de finir en beauté.

     Voici
     Qu’au carrefour des amitiés
     La douleur s’évanouit
     Broyées par nos mains serrées



Le lendemain, comme pour ensemble pleurer,
La pluie traversière s’est invitée.
Mais les derniers macarons sur le pré
N’étaient pas décidés à pleurer !

Leur soif de victoire fait plaisir à voir.
Caracolant de victoire en victoire,
Après un départ bien désillusoire
La bande à Pierrot
Rassemblant quelques vieux os
Et quelques jeunes beaux, s’invite illico
A une apothéose bien méritée,
Sans faiblir, avec panache et fermeté
Mélangeant simplicité et convivialité.

La bande à Jean-Paul et David
Tous les deux impavides
Démontre qu’elle n’est pas au firmament
Par hasard ou par accident,
Entassant les points, semaine après semaine,
Egrenant les minutes incertaines
Parfois laborieusement, parfois facilement,
Toujours patiemment, toujours amoureusement
Avec ténacité, avec pugnacité,
Arrachant finalement la victoire tant désirée.
Toujours invaincue …
Scénario imprévu

     Dites, dites si c’était vrai
     Si c’était vrai ce qu’ils racontent les petits enfants
     Le soir avant d’aller dormir
     Si c’était vrai, pour cela
     Je dirais oui
     Oh sûrement je dirais oui
     Parce que c’est tellement beau tout cela
     Quand on croit que c’est vrai

Et si tout cela voulait continuer,
Si tout cela voulait encore nous faire rêver ?

     Ne me quitte pas
     On a vu souvent
     Rejaillir le feu
     D’un ancien volcan qu’on croyait trop vieux



EPILOGUE

En tout cas, moi, voilà
Je les aime comme ça,
Les « macarons » d’ici bas
Plus jeunes ou plus vieux,
Chanceux ou malheureux,
Mais tenaces et valeureux.

Et je peux leur chanter :

     Les pieds dans le ruisseau
     Moi je regarde couler la vie
     Les pieds dans le ruisseau
     Moi je regarde sans dire un mot

Et leur déclarer :

     Je me cacherai là
    
A te regarder
    
Penser et sourire
    
Et à t’écouter
    
Chanter puis rire
    
Laisse moi devenir
    
L’ombre de ton ombre

Nous, les vieux
Qui ne peuvent plus avancer
Sans entendre nos os craquer
Et nos muscles soupirer,
Il ne nous reste plus qu’à rêver…
A rêver de gloires passées,
Mais aussi à venir.
Macarons de nos désirs
Faites nous frémir
Encore et encore…

     Pourtant il nous reste à rêver
     Pourtant il nous reste à savoir
     Et tous ces loups qu’il faut tuer
     Tous ces printemps qu’il reste à boire
     Désespérance ou désespoir
     Il nous reste à être étonné
     Pourquoi faut-il que les hommes s’ennuient ?






























 



 



 

 

 

 

 

 

 

 

 



 






 

 

 

 

 

Anne Nonyme
10 avril 2006

Dernière mise à jour : 19-04-2006 22:32


   
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