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L’automne
est parti
L’hiver s’en va
Le printemps est là
Passés, l’automne et ses frimas humides
Passés, l’hiver et ses souffles glacés.
Depuis quelques jours, la nature s’éveille,
Les arbres se couvrent de leurs verts manteaux
Et de leurs pépites fleuries,
Les oiseaux s’époumonent doucement,
Le coucou se fait entendre discrètement
Oh, bien sûr,
Avril n’incite pas à se découvrir d’un fil,
Mais…
J’ai retrouvé Titine
Titine, oh ma
Titine
J’ai retrouvé
Titine
Que je ne
trouvais pas.
J’aimerais que
vous la voyiez
Titine, elle est
en or
Bien plus que
Valentine
Bien plus
qu’Eléonore
Elle est revenue, elle est bien là,
Sur son banc réservé, sous son toit d’en bas.
En hommage, ses « p’tiots », aussitôt l’avoir vu,
Lui ont offert un festival de beaux gestes et de buts,
Semblant, tout l’hiver, l’avoir attendu.
Cinq buts d’un coup, d’un seul, pour leur amour,
Pour elle toute seule, pour son retour.
Radieuse elle était arrivée, ravie elle est repartie,
Ne ressentant plus, sérieusement ragaillardie,
Le poids de ses quatre vingt sept printemps
Et de son acier tout récent
Oh certes, avant cela, ils l’on fait grimacer, leur mascotte adorée.
Le cappuccino poitevin ne devait pas être trop corsé
Et l’addition a failli être beaucoup trop salée
Avant que le Berger ne rameute ses ovins
Après le petit quart d’heure poitevin !
Mais par la suite, pour les cépistes pas très sereins
Il n’y eut plus aucun miracle
Et le bon peuple pu savourer le spectacle
Et du coup, retrouver son cénacle.
L’aventure
commence à l’aurore
Et l’aurore nous guide en chemin
L’aventure, c’est le trésor
Que l’on découvre en chaque matin
Les jeunes agneaux montmorillonnais,
Benjamins de la classe macaron
Avaient auparavant bien donné le ton
Par un festival de buts et d’actions
Propre à faire saliver plus d’un vieux macaron,
Poussant la coquetterie
En toute modestie
A rester invaincus sur leurs terres chéries.
Du bon grain, assurément
Et de beaux lendemains, certainement !
Pour qu’éclatent de
joie
Chaque heure et chaque jour
Quand on n’a que
l’amour
Pour vivre nos promesses
Sans nulle autre richesse
Que d’y croire toujours
Y croire, encore et toujours,
Et ne baisser les bras qu’au dernier jour
Après s’être délaissé de leurs derniers atours.
Telle est la seule richesse
Comme autant de faiblesse
Et de simple justesse
De la bande à Fred et Impa
Afin de laisser éclater leur joie, là bas,
En bout de mai, fatigués et las
Mais heureux du devoir accompli.
La défaite, une défaite, tristesse infinie,
Qui laisse amer et aigri
Ne doit pas les décourager
Mais plutôt les révolter
Afin de finir en beauté.
Voici
Qu’au carrefour des amitiés
La douleur s’évanouit
Broyées par nos mains serrées
Le lendemain, comme pour ensemble pleurer,
La pluie traversière s’est invitée.
Mais les derniers macarons sur le pré
N’étaient pas décidés à pleurer !
Leur soif de victoire fait plaisir à voir.
Caracolant de victoire en victoire,
Après un départ bien désillusoire
La bande à Pierrot
Rassemblant quelques vieux os
Et quelques jeunes beaux, s’invite illico
A une apothéose bien méritée,
Sans faiblir, avec panache et fermeté
Mélangeant simplicité et convivialité.
La bande à Jean-Paul et David
Tous les deux impavides
Démontre qu’elle n’est pas au firmament
Par hasard ou par accident,
Entassant les points, semaine après semaine,
Egrenant les minutes incertaines
Parfois laborieusement, parfois facilement,
Toujours patiemment, toujours amoureusement
Avec ténacité, avec pugnacité,
Arrachant finalement la victoire tant désirée.
Toujours invaincue …
Scénario imprévu
Dites,
dites si c’était vrai
Si c’était vrai
ce qu’ils racontent les petits enfants
Le soir avant
d’aller dormir
Si c’était vrai,
pour cela
Je dirais oui
Oh sûrement je
dirais oui
Parce que c’est
tellement beau tout cela
Quand on croit
que c’est vrai
Et si tout cela voulait continuer,
Si tout cela voulait encore nous faire rêver ?
Ne me quitte pas
On a vu souvent
Rejaillir le feu
D’un ancien volcan qu’on croyait trop vieux
EPILOGUE
En tout cas, moi, voilà
Je les aime comme ça,
Les « macarons » d’ici bas
Plus jeunes ou plus vieux,
Chanceux ou malheureux,
Mais tenaces et valeureux.
Et je peux leur chanter :
Les pieds dans le
ruisseau
Moi je regarde
couler la vie
Les pieds dans le
ruisseau
Moi je regarde
sans dire un mot
Et leur déclarer :
Je me cacherai là
A
te regarder
Penser et sourire
Et
à t’écouter
Chanter puis rire
Laisse moi devenir
L’ombre de ton ombre
Nous, les vieux
Qui ne peuvent plus avancer
Sans entendre nos os craquer
Et nos muscles soupirer,
Il ne nous reste plus qu’à rêver…
A rêver de gloires passées,
Mais aussi à venir.
Macarons de nos désirs
Faites nous frémir
Encore et encore…
Pourtant il nous reste à rêver
Pourtant il nous reste à savoir
Et tous ces loups qu’il faut tuer
Tous ces printemps qu’il reste à boire
Désespérance ou désespoir
Il nous reste à être étonné
Pourquoi faut-il que les
hommes s’ennuient ? |





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