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Où tout se complique
Montmorillon -
Guingamp :
1 - 2
Qu’on le veuille ou non, le
marathon auquel se livre Montmorillon pour assurer son maintien a un aspect
pathétique, chaque kilomètre parcouru étant une nouvelle étape franchie vers
l’espoir ou la crainte. Ainsi, rien n’est jamais acquis, et chaque match
contribue à remettre en cause une situation établie par une invraisemblable
débauche d’efforts.
L’euphorie née de la victoire sur Limoges a été tempérée par la
défaite à Besançon, et d’aucuns craignent la douche froide avec la réception
de Guingamp. L’équipe bretonne, dont la devise est de toujours aller de
l’avant, occupe la troisième place au classement, et, fait plus important,
caresse l’espoir d’être barragiste.
C’est le dernier match de « punition » pour René Delpierre,
cependant que Philippe Penault est rentré la veille du Moyen-Orient, où il a
effectué une tournée avec l’équipe de France Universitaire. La dite tournée
n’avait d’ailleurs pas reçu l’assentiment général, Lekkak ayant peu apprécié
que son joueur prenne le risque d’une blessure à un moment aussi crucial du
championnat.
Les quelque deux mille fidèles garnissant encore les gradins
croient à une nouvelle prouesse de leurs favoris, dont le début de partie
s’avère tonitruant. Hélas, Stephan ouvre la marque sur coup franc après une
vingtaine de minutes, et Montmorillon, un instant dominateur, doit désormais
se muer en conquérant.
Un peu de maladresse et une dose de malchance : ce cocktail devient
d’autant plus amer que Guingamp, par l’intermédiaire d’Hervé Le Goff, ajoute
un second but.
Entré en cours de partie, Patrick Meunier redonne l’illusion du
partage des points, qui constituerait le minimum à acquérir.
Malheureusement, replacé à quelques minutes de la fin dans les conditions
qui l’avaient vu marquer, il tire au-dessus du cadre.
A huit journées de l’échéance, Montmorillon concède sa troisième
défaite à domicile. Et Queyrel souffre d’une déchirure musculaire. Au
classement, Blois et Châteauroux, les deux derniers, ne sont plus qu’à un
point. Décidément, tout se complique en ce samedi 1er mars.
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