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Le jour se lève
Lucé - Montmorillon :
1 - 1
Sourire en coin, Lekkak a
enregistré le succès aux dépens de Quimper avec une assurance tranquille.
Avant de laisser ses joueurs aux réjouissances de fin d’année, il a instauré
une discipline de fer. Les entraînements sont ainsi très poussés. Par
ailleurs, le vestiaire est interdit durant un quart d’heure après les
matches, afin que ses « poulains » récupèrent tranquillement de leurs
efforts. Cette dernière décision n’a pas plu à tout le monde, principalement
aux journalistes, contraints de « poireauter» au dehors pour recueillir les
états d’âme de ces messieurs... La fin justifie parfois les moyens, et
personne ne songe en fait à lui en faire grief.
Pour que le sursaut de la semaine passée prenne une réelle
signification, il faut absolument que Montmorillon ne s’incline pas
aujourd’hui à Lucé ; une formalité à remplir sans Gatefait suspendu. De leur
côté, les Beaucerons (Lucé est situé dans la banlieue de Chartres), misent
sur les coups de patte de Bernard Lech pour faire une indispensable
différence.
A quelques minutes du coup d’envoi, le climat est tendu. D’une
part, la pluie a rendu le terrain marécageux, et tout peut arriver sur une
surface qui modifie ostensiblement la course de la balle. D’autre part, les
dirigeants Lucéens ont déposé une réclamation quant à la qualification de
Poinot, tout comme l’avait fait auparavant Besançon.
Le ton employé dans ce mini-dialogue a eu pour effet de courroucer
Marcel Bertrand, l’accompagnateur de l’équipe. Toujours là pour préparer les
affaires, échauffer les joueurs, celui-ci doit veiller à ce que personne ne
manque de rien, et subir, de temps à autre, les colères de l’entraîneur...
Homme adorable, il a cette fois l’esprit échauffé par ces magouilles» dont
il a n’a pas encore une entière habitude. Il maugrée, mais reste confiant.
Les deux formations, contractées, s’épuisent sur ce terrain
spongieux. Les conditions atmosphériques font peser sur le débat plus
d’incertitude que les mouvements collectifs, assez rares. Sur un corner tiré
par Dufoix, la balle s’enlise à six mètres du but de Poinot. Guichard
intervient en catastrophe, mais avec un dixième de seconde de retard qui
permet à Ramirez de pousser la sphère au fond des filets.

L’action s’est déroulée juste avant le repos. Par la suite, Lech
échoue plusieurs fois sur Poinot. Mais c’est Guichard qui reprend
instantanément une action « A. Meunier - G. Fumeron » pour marquer. Cette
égalisation n’a pas de prix.
Montmorillon met tout son coeur à la défendre et y parvient. Trois
points en deux matches. Cela ne s’était pas encore produit. Couvert de
sombres nuages, le ciel montmorillonnais s’est brusquement éclairci. Le jour
se lève... |