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Le minimum vital...
Montmorillon - Dunkerque : 1 - 0
Passe encore d’être vaincue, la « bande à
Lekkak » a mal supporté de l’être dans les dernières minutes à Guingamp. A
la colère a succédé en fait une volonté accrue de venger les efforts
bafoués. A quelques heures du match, la détermination occupe par conséquent
le devant de la scène. Mais, si l’on s’agite a contrario en coulisses, c’est
pour se féliciter des deux mille cinq cents personnes garnissant les
gradins.
Dunkerque n’a pas la réputation d’être une équipe tendre, ce
qu’elle doit autant à ses propres qualités techniques qu’à une rigueur
morale due à un contexte social où l’on ne plaisante pas avec le travail.
Or, les footballeurs nordistes, en présence sur le stade de la route
d’Haims, disposent de revenus bien supérieurs à ceux de leurs adversaires
d’un soir. Pour toutes les raisons précitées, le débat tourne court
d’un
point de vue qualitatif. Chacune des deux formations attend l’autre... qui
ne vient pas. A ce jeu, le public sombre doucement dans une semi-léthargie,
et ne se réveille qu’avec le coup de sifflet de l’arbitre annonçant la
mi-temps.
On ne dort pas, mais on somnole néanmoins en seconde période. Les
plus courageux voient Gilles Fumeron ouvrir la marque à dix minutes de la
fin. Les autres sursautent, puis se passionnent jusqu’au bout, mais leur
ténacité n’est pas récompensée par un autre but. Montmorillon a su conserver
le fruit miraculeux de sa moisson d’efforts.
Dans le vestiaire, Lekkak connaît trop bien les choses du football
pour ne pas savoir que l’un ou l’autre des visiteurs stigmatisera la
pauvreté du jeu présenté. Il devance toute interrogation en louant
l’efficacité de ses protégés, avant d’enchaîner ses propos sur l’absence
préjudiciable de Queyrel, qui se révèle plus longue que prévu. Ce succès
détourne l’équipe de l’impasse dans laquelle une défaite ou un nul l’aurait
engagée. A tout dire, l’important se situe pour elle à ce niveau ;
doive-t-elle pour cela se contenter du minimum indispensable à l’obtention
de deux points. |