|
Ce qui est pris est pris !
Blois - Montmorillon : 0 - 0
Le point perdu contre Lucé a été bien long à digérer tout au long de la
semaine.
Peu à peu, toutefois, le déplacement à Blois a remis chacun sur la
voie de l’avenir, et la perspective de retrouver un ancien « collègue » du
groupe Centre-Ouest de troisième division n’est pas faite pour déplaire.
Gatefait et Meunier particulièrement, ont le souvenir de la lourde défaite
qu’ils lui ont infligé avec Poitiers au printemps 1978. L’ambiance est donc
bonne, bien que l’on s’attende à une partie virile. Elle l’est, en effet,
dès le coup d’envoi, sous l’oeil impassible de Monsieur Meeus, lequel s’est
illustré quelques jours plus tôt en accusant Alvès — plâtré depuis pour
trois mois — d’avoir fait du cinéma.
Poinot, dont certains ont douté après une absence de compétition
pendant un an, confond ses détracteurs en repoussant avec brio le feu nourri
auquel il est soumis dans les premières minutes.
Le temps passe, et Montmorillon a le tort de ne pas jouer plus crânement sa
chance, alors que Blois s’enferme dans un petit jeu agrémenté de dribbles
inutiles.
Une première fois abattu, Meunier peut revendiquer la passivité de
l’arbitre pour expliquer le but qu’il n’a pas inscrit en fin de première
mi-temps. Il a le tort, par contre, de ne pas tirer immédiatement dans les
derniers instants, lorsqu’il profite d’un exceptionnel loupé de Devin.
Ce qui est pris est pris, et il n’y a personne pour faire la fine
bouche à l’issue de la rencontre sur un point grappillé chez l’adversaire.
L’équipe de la Vienne a sans nul doute franchi une nouvelle étape. Elle a
chèrement payé, toutefois, le droit de passage, à l’exemple de Ribardière
qui se remet d’un K.O. occasionné par une « erreur s> d’appréciation de
Lorenzo, lequel a confondu son visage avec le ballon. Ou encore, de
Savatier, aux chevilles meurtries, qui s’inquiète du nom de ce numéro huit
blésois, Le Gouguec, auquel il se promet de réserver, pour le retour, une
spécialité charcutière de sa fabrication.
.
|