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 Samedi 18 août 1979

La première frustration
Quimper - Montmorillon : 3 - 2

  
Poinot ayant purgé sa peine, Lekkak le replace dans le but pour aller à Quimper. C’est le seul changement opéré dans la formation qui a remonté deux buts à Rennes : un fait qui n’est pas passé inaperçu dans la cité quimpéroise où l’on a appris à respecter le monstre voisin. Les plaisanciers garnissent copieusement le stade, attirés, comme des mouches par le miel, par la perspective d’assister à un bon match. Une opinion qui ne se dément pas à la tournure des événements. Montmorillon a cette fois laissé les complexes au vestiaire, et rangé le doute pour les jours maussades. Le premier déplacement en commun, et la nécessité de confirmer à l’extérieur ce que l’on réussit à domicile, donnent à l’équipe de la Vienne une assurance dont on la croyait encore incapable. Maîtrise faite de papier toutefois, qui se désagrège en cinq minutes. Un but de Goraguer servi par Guermeur sème le doute. Celui-ci se répand avec une tête de Queyrel sur la barre transversale. Il engendre la colère quand l’arbitre accorde un pénalty pour une main de Delpierre que le ballon est venu heurter sous la puissance d’un tir de Reiller. Montmorillon est à nouveau mené de deux buts, et ce, hors de ses bases. Pour que de mauvaises habitudes ne soient pas prises, Gilles Fumeron envoie alors Lachiver méditer sur la solitude du gardien de but face au pied gauche d’un attaquant. Louarn augmente peu après l’avantage des Bretons, avant que Queyrel ne trouve enfin le chemin des filets. Il a en effet tiré sur la barre, mais vu aussi le défenseur Déru repousser sur la ligne l’une de ses puissantes frappes de la tête. C’est Alain Meunier qui lui offre le but de l’espoir. Bien près de réussir à égaliser, l’avant-centre montmorillonnais échoue sur la fin à cause d’une sortie audacieuse de Larchiver. Ce dernier a donné deux points importants à son équipe.

   Battu, Montmorillon tempête contre l’arbitrage. Il est dur l’apprentissage de la seconde division. La première frustration est toujours, il est vrai, difficile à assumer. Pour sa part, Delpierre affirmera longtemps encore que le ballon est venu à sa main, et non l’inverse...

 

Avec l'aimable autorisation d'Eric Cachart

Dernière mise à jour : 04-09-2009 10:17


   
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